1. Première réflexion sur le titre du colloque: y a-t-il un corps urbain? Y a-t-il un espace urbain spécifique? - Les comparaisons anthropomorphiques ou simplement biologiques n'ont probablement pas de sens, malgré la persistance d'appellations de ce type dans le langage courant (cur de ville, artère, etc.) (Cf. Alexander: Une ville n'est pas un arbre - Voir point 2.) - Vieux problème géographique: quels sont les points communs entre petites villes (Philippeville, Sarlat ) et grandes villes (Los Angeles, Le Caire ou Khartoum)? - Autre problème géographique: la disparition des limites claires, les conurbations, les nébuleuses urbaines, les grands ensembles, ont dilué les villes traditionnelles et fait disparaître la distinction claire entre le dedans et le dehors. Des espaces intermédiaires se sont développés. - La place des habitants dans certaines villes tend à se modifier: abandon et taudification du centre, malgré des efforts ponctuels de revitalisation. - Pour la plupart des gens (même ceux qui sont très attachés à leur quartier), la ville se perçoit comme un réseau plus que comme une forme (vieilles observations de Chombart de Lauwe). - La notion de quartier semble devoir être remise en question, examiner la notion de territoire. - Les populations qui habitent les villes en font chacune un usage différent, il faut cependant remettre en question la notion de subculture. 2. Morphologie urbaine et perception. - Diversité des formes urbaines: villes radio-concentriques, damiers, labyrinthes, villes linéaires (cf. villes côtières), "collage city", ensembles pittoresques, cités-jardins, etc. - Zonages programmés ou " naturels" (Charte d'Athènes vs. Jane Jacobs): pour une redéfinition des découpages fonctionnels (certains sont inévitables). - Densités, emprises et diversités. Présence de l'autre. - Superposition des structures: Prague, Bruxelles, Lisbonne, etc. Superposition des usages: villes de la résidence, des affaires, du tourisme, des loisirs, du travail. - La notion "d'axes structurants". Présence et visibilité des transports en commun. - Le parc et le jardin comme métaphore de la ville. - L'espace public comme structure. Morphologie et usage de l'espace public. 3. Créativité: L'art, le corps et la ville. - Une prise de possession de l'espace? Un autre zonage et d'autres territoires: ceux de l'accessibilité (permanente ou occasionnelle) et de la visibilité. - Espaces fonctionnels et espaces de représentation. - Sphère du public, du privé, de l'officiel. Zones d'extraterritorialité et grands équipements. Espaces "sécurisés". Espaces déchets. - Les liaisons, les nuds et les barrières (cf. Lynch) ; la scénographie. - La mémoire et les symboles dans la lecture éloignée ("skylines") ou rapprochée de la ville. Modification ou perte des significations. L'Espace urbain dans l'imaginaire. - L'intervention artistique et l'adhésion à cette intervention. Le ludique, le symbolique, le "décoratif", les "socles vides". - La ville comme spectacle? Comment se situer dans l'espace urbain? - L'espace urbain comme uvre d'art? - L'opposition apparente de l'art urbain et de l'urbanisme. Pierre Puttemans Directeur d'atelier |